Ma première expérience lesbienne

Ma première expérience lesbienne

éditer part | 14 novembre 2014

Temps estimé pour la lecture de cet article 12 min

Bonjour mes loulous et mes loulouttes, j'espère que vous allez bien, @Pass, m'a gentiment rappelé que je ne parlais pas trop de mes premières fois, c'est donc, sur sa suggestion, que je vous propose, aujourd'hui, ce petit article, ma première expérience lesbienne.

 

Je ne sais pas si vous aimerez cet article, je ne sais d'ailleurs pas si ma mémoire me permettra de détailler beaucoup de choses, mais promis je vais faire l'effort 😉

Il s'agit là de ma première fois, les premières caresses, les premiers baisers, jeux, bref de suite je vous le dis il n'y avait pas grand chose de vraiment aboutie...

 

Bien, on commence ?

 

Kmille, première expérience lesbienne

J'avais, de mémoire, 19 ans, c'était lors d'une soirée, ou plutôt une fin de soirée très alcoolisée, ben oui à l'époque je buvais beaucoup (quasiment tous les soirs d'ailleurs), nous n'étions plus que deux, les autres étant soit parties, soit comatés, les yeux dans le vide, entre deux états quoi (dans quelle éta-gère ^^), bref il ne restait plus que Jess' pour Jessica et moi...

 

Kmille - Première fois : Ma première expérience lesbienne

 

Jess' était une très bonne amie que j'avais rencontrée au collège, j'avais 14 ans, nous étions en 3ème, elle venait de débarquer, et je n'sais pas pourquoi, le courant est de suite hyper bien passé.

À 14 ans, elle était déjà superbe, un ange, vraiment, les mecs tournaient autour d'elle comme des abeilles autour d'un pot de miel...bon, je devrais dire tournaient autour de nous, puisque j'avoue, je ne laissais pas ma part aux autres ;), bref de la 3ème jusqu'à nos 19 ans nous avions, du succès...

Mais à 19 ans elle était juste superbe, une petite femme d'1 mètre 62 à peu près, brune les cheveux mi-long, impeccablement lisses (pas une mèche ne dépassait), de grands yeux vert, un sourire à damner n'importe qui, une poitrine qu'elle ne manquait pas de mettre en avant, un 85C très joli, des seins bien rond, bien ferme, des tétons qui n'hésitaient pas à pointer, et une aréole (enfin deux) d'un rond parfait ni trop large, ni trop petite, la perfection même.

Elle portait souvent des jupes ou des jeans moulant parfaitement ses jambes, ses fesses, bref c'était LA fille qui faisait fantasmer le maximum de mecs...

 

Revenons, maintenant à cette soirée 😉 c'est après tout ce qui vous intéresse, n'est-ce pas ?

 

Lors de cette soirée, comme d'habitude, nous sommes arrivées en retard "ensemble, et toujours en retard" c'était notre signe de fabrique 😉

Les 3/4 étaient déjà alcoolisés, comme d'hab' me direz-vous, et donc forcément dès le début on se faisait grave chié, donc quelques pas de danse, mouvement de popotins plus tard, nous étions, nous aussi quelque peu alcoolisé.

Je savais que Jess' partait pour l'Australie 15 jours après cette soirée, 15 jours, c'était ce qui me restait pour profiter d'elle, de sa présence, du coup, autant vous le dire, les mecs qui venaient nous saouler au cours de cette soirée se faisaient irrémédiablement rembarrer, sans la moindre attention. C'était l'une de nos dernières soirées, on comptait vraiment la passer ensemble (je précise, sans idées derrière la tête, je ne savais, d'ailleurs pas qu'elle était lesbienne, et chez moi, ce n'était qu'un fantasme, qu'une idée).

Très vite, cependant, s’apercevant que nous n'étions plus que 2 à pouvoir tenir une conversation, nous, peut-être parce que nous savions qu'il ne restait plus que 15 jours, nous nous rapprochions un peu, les gestes se faisaient plus tactiles, les regards plus insistant, partant, même, quelques fois dans la vague d'un souvenir, d'une pensée...

 

Les paroles laissaient de plus en plus la place aux gestes de tendresses, ceux qu'on retrouve entre deux très bonnes amies, la tête qui se pose sur une épaule, le bras qui enserre le bassin, comme si on voulait retenir ce moment, ne pas le laisser nous échapper, et puis...et puis l'alcool, la peine, l'excitation, laissent tous 3 la place aux gestes plus sexy, les doigts qui effleurent la nuque de l'autre, qui descendent le long de l'échine, les mains qui se resserrent sur le cul, la passion naît de la, de ces gestes...

Assez vite, nos regards se croisent, un regard plein de larme, un regard qui dit qu'on est passé à côté de beaucoup de chose, un regard qui dit embrasse moi.

Le baiser, d'abord timide, devient alors plus passionné, plus marqué, plus intense, les mains accompagnent se baiser si intense, les bras se resserrent encore plus fortement, les mains appuient leurs doigts plus passionnément.

Très vite, ses mains si coquines s'immiscent sous les vêtements, ses doigts si sportifs courent sur la peau de cette fille, de cette femme, qu'on ne reverra plus dans 15 jours.

 

Là sur le canapé, au milieu de ces zombies hagards, face à face, nous nous laissons aller, nos mains prennent le contrôle des événements.

Mes mains timides se posent sur ces cuisses, nue, puis remontent, doucement, sous sa jupette, mes doigts beaucoup moins timides, glissent sur toute sa peau, ils n'oublient pas une zone, mon cerveau est prit sous un feu d'artifice de sensations, je sais (je m'en souviens encore) que je tremblais de partout, ma respiration était saccadé, brisé par les soubresauts de mon plaisir, je me souviens aussi des larmes qui coulaient sur mes joues, des larmes de peines mélangés avec le plaisir de ce moment. Je me souviens de ses doigts venus essuyer mes larmes, je me souvient de son visage venant se coller contre le miens, de sa voix susurrant à mon oreille : "j'ai envie de toi, là, maintenant"

Je me souviens encore de ses mains, remontant mon haut, me l'enlevant, de son regard satisfait en voyant ma poitrine, nue, sous ce haut, je me souviens de cette sensation.

Ce plaisir qu'on ressent quand on voit  qu'on plait, cette excitation gênée, presque inavouable.


Kmille - Première fois : Ma première expérience lesbienne

 

J'étais donc, là, seins nue, face à elle, les mains le long de mon corps, posées sur le canapé, ses mains effleuraient ma poitrine, son galbe, puis mes tétons, qui n'ont pas attendus longtemps avant de pointer, avant de durcir sous ses caresses douces mais habituées.

J'ai su à ce moment là qu'elle était lesbienne, il n'y avait pas d'hésitation dans ces gestes, et, au final, je comprenais, alors, pourquoi elle rembarrait tout ces mecs, elle n'était attirée que par les femmes...

Ces gestes étaient chirurgicaux, ils infligés tous des soubresauts, la chaire de poule, je sentais des flots de plaisir inonder mon string...

C'est en penchant sa tête vers mes tétons qu'elle me dit : "tu peux pas savoir depuis combien de temps j'ai envie de ça", étonnée, mais excitée, je lui avoua la même chose, peut-être, même, était-ce, au final, le cas.

 

Je portais un jean, comme souvent d'ailleurs, et c'est tout en lapant mes tétons qu'elle fit sauter un à un les boutons de mon jean, elle me leva, puis le fit descendre le long de mes jambes, puis me l'enleva, en faisant par la même sauter mes escarpins...

J'étais là, debout devant elle, pantoise, entre l'excitation, la gène, la peine, seul mon string couvraient encore une partie de mon corps.

Heureusement les comateux restant s'étaient endormis, sans un bruit elle me plaça sur elle, à califourchon, mes seins à hauteur de sa bouche, elle les téta longuement, me plaquant fermement contre elle, je sentais sa poitrine contre mon ventre, ma tête se baissa alors contre la sienne, mes bras se fermant fermement autour de sa tête, la pressant un peu plus sur mes seins, plaquant sa bouche autour de mes tétons.

Telle une experte, Jess' me les aspirait, puis me les mordillait, de sa langue habile elle les frappait, les faisant durcir encore et encore.

 

C'est au bout d'un long moment que je sentis ses doigts s'introduire dans mon string, l'écartant, elle caressa mon clitoris inhabituellement gonflé, passa un doigt entre mes lèvre, jusqu'à l'entrée de mon vagin.

Je ne me souviens plus comment, mais nous étions l'une à côté de l'autre, allongée, toujours sur le canapé, nous nous faisions face, elle n'avait plus son haut, ses seins était nue, sa jupe retroussée, une de mes mains sur sa fesse.

Elle caressait toujours délicatement, doucement, mon clito, mes lèvres encore humide, je me blottie alors contre ses seins, ma joue posée dessus.

Je sais que nous sommes restées ainsi un très long moment, attendant le sommeil, en espérant qu'il ne vienne pas, je pense que nous étions deux, à ce moment là, à espérer que cette soirée ne se termine pas...

 

Les 15 jours suivant cette soirée, nos 15 derniers jours, nous les avons passé sans jamais évoquer cette expérience lesbienne.

Je savais qu'elle était lesbienne, qu'elle était attirée par moi, par mon corps, mais jamais je n'osa lui en parler, ça ne me gênait pas, je pense même que j'aurai été des plus heureuse avec elle.

Les jours s'égrainaient impitoyablement, jour après jour l'amertume se faisait plus présente.

Le 15ème jour, le jour de son départ, les mots trouvaient enfin la force de sortir, Jess' était là, en larme, m'avouant qu'elle m'aimait, qu'elle m'aimera toujours, qu'elle n'oubliera jamais cette soirée...

Je lui avoua la même chose, parce que je pense vraiment que c'était le cas, je pense que durant ces 5 ans d'amitié, au fond de moi je l'aimais.

Il m'a fallu cette soirée, ces 15 jours, pour m'en apercevoir, mais je l'aimais oui, et elle m'aimait, mais...

 

Mais la vie est telle, qu'elle nous permet rarement de rattraper le temps passé.

Elle est partie ce jour à près de 15 000 km, nous avons pendant un an échangé une correspondance soutenue, puis elle se fit plus espacée, pour finir par ne plus exister...

Je l'aie retrouvé quelques années plus tard sur FaceBook, ou plutôt, non, elle m'a retrouvé.

Elle n'est plus à Sydney, mais à New York, aujourd'hui elle est mariée avec un homme, et mère de deux enfants.

Ce fut une brève soirée lesbienne, entre elle et moi, une brève soirée, mais une soirée intense en émotion, une soirée qui est, aujourd'hui encore, présente dans notre mémoire, même si quelques parcelles ont disparu.

Je me souviendrais toujours de "la" Jess' de cette époque, comme elle se souvient encore de "la" Kmille que je ne suis plus...

 

Kmille - Première fois : Ma première expérience lesbienne

 

Voilà mes loulous et mes loulouttes, j'espère que cet article vous plaira, ma première expérience brut de décoffrage, j'espère aussi, sait-on jamais, que si vous êtes dans ce cas, vous saurez vous servir de mon expérience pour ne pas laisser les non-dits s'installer, profitez du moment présent, vivez-le, et surtout parlez-en, les non-dits modifieront toujours votre vie, en bien parfois, pour ma part je ne regrette rien, j'ai trouvé l'HOMME de ma vie, mais parfois, ce n'est pas le cas, parfois on regrette ces moments passés, je sais que Jess' est comme moi, qu'elle a, elle aussi, trouver le bonheur, mais combien ne sont pas dans ce cas, alors...franchement ne laissez pas les non-dits pourrir votre vie 😉

 

Gros bisous et merci à vous.

Kmille