Rien que du rêve

Rien que du rêve

éditer part | 24 octobre 2014

Temps estimé pour la lecture de cet article 9 min

Coucou mes coquins et mes coquines, j'espère que vous allez bien, c'est bientôt le week-end, et pour vous accompagner dans cette dernière journée, je vous propose cette contribution "Rien que du rêve" proposée par notre charmant Ctof, très prolifique je dois le dire, et franchement ce n'est que du bonheur 😉

 

J'espère que vous apprécierez cette contribution, n'hésitez surtout pas à laisser un petit commentaire, c'est toujours agréable à lire et de voir que ce qu'on écrit est lu 😉

En tout cas, j'espère pouvoir vous publier encore plus de contributions de toi, peut-être, lâches-toi, lance toi, je me ferai un plaisir de publier TA contribution 😉

 

Allez, je vous laisse avec Ctof, bonne lecture 🙂

 


 

Rien que du rêve...

Planté au milieu d'un val enneigé, il laissait son regard vagabonder sur ces arbres nus. Ils dressaient dans ce désert pâle leurs branches ensommeillées, l'une d'elle pourtant, conservait le souvenir de cet étrange été...

Le bleu du ciel bercé par le vert d'un vent furtif cadençait la danse des mille et une feuilles.

Dans le tumulte fougueux des branches malmenées, les feuilles d'arbres centenaires inondaient d'une lumière ocre deux corps allongés. Ils étaient presque endormis sous un ciel bleu, moucheté de fin d'été.

Dans ce flot bruyant, autrefois verdoyant l'une des feuilles s'était arrachée de son emprise forestière.

 

 

Kmille : contribution rien que du rêve

 

Elle commença alors une savante valse et dans son linceul d'automne elle virevolta à son gré.

Agile dans le vent, elle multiplia les acrobaties...d'un souffle elle se dérobait, d'un autre elle resurgissait comme pour surprendre ces deux corps immobiles.

Elle hésitait, bercée par Éole...elle semblait glisser lentement pour savourer son unique vol.

Dans une courbe lascive elle se coucha et adressa sa toute dernière caresse à l'un des seins dissimulé sous son corsage léger. Surprise par cette frivole courtoisie, émus, sans doute par cette prouesse, la pointe lisse du sein, soudain, se dressa...intrigué par cette adorable conjonction des sens, allongé près d'elle, il avait approché sa bouche et avait saisit, sans attendre, le fruit de cette douce émotion.

 

Elle avait juste bougé le bout de ses doigts...elle avait hésité à la repousser, mais, la justesse de cette caresse relevait d'une véritable prouesse.

Il se saisit, alors, du velours tacheté qui s'était couché au creux de son poignet, désormais, cette feuille chargée de souvenirs ensoleillés prolongeait le bout de ses doigts usés par les années.

Serré entre son majeur et son pouce, il l'improvisa en un pinceau dentelé de prunier. Il commença par la pointe du sein toujours dressée, la rondeur opaque était à peine dissimulée par la légèreté du tissu, petit à petit il s'était approché pour élargir cette sorte de caracole comme il l'avait apprit petit, comme pour dessiner un escargot.

Il continuait cette spirale, élargissant la courbe autour de ce globe généreux qui semblait s'être gonflé. Soudain, il fut stoppé dans son élan par un bouton de nacre qui se trouvait là, impossible de contourner cette entrave à la ronde des sens, décidait-il...d'une main suffisamment experte il déboutonna l'intrus, les seins durcis par cette caresse étaient maintenant nus, ils semblaient offerts à la griffes de cette pointe affûtée par ce torride été.

 

Les yeux mi-clos, elle tentait de se représenter maintenant ce chemin qu'il parcourait, elle imaginait sans doute quelques détours qu'il aurait pu emprunter.

Au milieu de ce lit d'herbes asséchées d'un trop long été, deux corps assoiffés désiraient s'abreuver. Fatigué de cette balade impertinente, il avait posé sur l'herbe sèche, ce plumier dépourvus d'encre.

Sous un soleil encore chaud, deux corps à demie dénudés semblaient s'abandonner...

D'une langue avide, il glanait une à une les perles de son émois, chaque larme saline qu'il voyait poindre était rapidement lapée, d'un mouvement lent, il remonta le creux de son ventre tendu, ce fut d'une bouche affamée qu'il engloutit tout entier ces deux étranges agrumes. Il titillait d'une langue tantôt agressive, tantôt douce ces tubercules aussi étranges que savoureuses.

 

Ces voluptés assoiffées provoquèrent, chez elle, des gestes de prières, d'un main, elle le retenait, d'un coup de rein elle semblait manifester d'autres desseins.

Sur d'autres rondeurs ensoleillées, pulpeuses à souhait, il dégustait le sel de sa peau qui lui brûlait maintenant les lèvres...

Allongée près d'eux, une tige de roseau semblait lui griffer la peau, d'un geste lent, il prit le contrôle de ce tendre fléau, avec délice, il le glissa sur les rebords d'un calice humide, la peau y était fragile mais d'un doigt agile il sortit de l'ombre cette source qui jamais ne se tarie...

Offerte sous un soleil encore chaud, il plongea une bouche desséchées, là, au centre de ce magma en fusion.

 

Kmille : contribution rien que du rêve

 

Cette lave glissait sur ses lèvres gourmandes. Ces douceurs buccales déclenchèrent sur son bassin d'autres invitations, ce cratère en irruption inondait une bouche insatiable dont la langue plongeait et replongeait sans cesse, provoquant les spasmes d'un corps en ébullition...

Chacune de ces précises succions provoquaient une convulsion qui déchirait le silence de cette communion.

Des herbes fragiles et desséchées se brisèrent sous les soubresauts de ces corps embrasés, de leurs brins affûtés, elles griffaient le grain de ces peaux asséchées, soudain, il sentit le lobe de lèvres charnues s'attarder sur son cou, la morsure inattendue le surprit et son mamelon se durcit, elle s'en saisit alors, entre son index et son pouce le faisant tournoyer subtilement.

Sa langue s'immisçait sous le pli de son bras, il la sentait de nouveau prête à mordre sans la moindre pitié là où la peau était fragile.

 

Ses mains prises dans un élan turbulent condamnaient ses principes d'un autre temps, elle frayait désormais un chemin dans un dédale de vêtements, précise, elle caressait, doucement, ce préhistorique et énigmatique appendice, deux doigts humidifiés par une bouche gorgée  de salive saisirent la tête de cette auguste silhouette...

Elle entama alors, une douce pression le long de ce membre sous tension, plus bas, avec malice elle pétrit l'une après l'autre deux joyaux ronds, tendres et doux, deux fruits dodus et lisses qui espéraient une bouche avide et gourmande, de ces bouches rondes et pleines d'appétit, de ces bouches qui parlent d'envies et rarement d'ennuis...

Ses lèvres charnues se saisirent de ses doigts qui arrachaient les herbes à porté...la langue humide faisait glisser chacune de ses phalanges dans une bouche inondée de sève saline...

Savant, dans ses désirs, elle semblait jouer avec eux, petit à petit, elle courtisa avec la même volupté son bas ventre rasé, elle semblait se régaler en observant, avec tendresse, cette verge tendue, qui n'en pouvait plus d'attendre, impatiente, dressée...

 

Ses yeux rieurs lui glissèrent un regard des plus complice, elle décida d'arrêter son supplice et de sa bouche experte engloutit tout entier le fragile symbole de sa supériorité.

Sous son regard abasourdis, ses cheveux hirsutes valsaient sur son ventre tendu à souhait au rythme de cette fellation. Parfois, il entrevoyait son œil pétillant, il l'interrogeait, tentant de savoir s'il était satisfait de cette gourmandise.

Ses mains affolées saisirent des chaires gorgées d'émotions, elles pétrissaient et malmenaient des rondeurs qu'il aurait voulus mordre et dévorer pour tenter de rassasier son appétit, devenu, démesuré.

Avec mille précautions et une savante introduction elle brisa enfin les chaînes du passé, elle se libérait enfin de ses emprises morales...

 

Kmille : contribution rien que du rêve

 

 

Maintenant, là, ils s'aimaient sous l'ombre et la lumière d'un ciel étoilé.

 


 

Voilà mes loulous et mes loulouttes, j'espère que vous aurez apprécié ce rêve étoilé, plein de douceur et de sensualité, n'hésitez pas à donner vos impressions.

Encore merci à Ctof pour cette contribution, pour ce rêve si bien détaillé.

 

Gros bisous et merci à vous.

Kmille