Être puceau à 30 ans ! publié le 11 juillet 2017

Hey, salut mes Brigands, comment ça va ? Bien j’espère !

Bon, j’imagine que ceux qui sont en vacances ne me lisent pas et lieront cet article à leur retour dans la vie active ^^. Pour les autres et bien, j’espère que cet article confessioncontributionexpérience vous plaira.

 

Aujourd’hui, c’est une nouvelle fois mon fidèle lecteur Wolvie qui se prête au jeu des contributions avec cet article confession. Il se libère d’un poids en partageant avec nous sa situation. En effet, âgé de 35 ans notre cher Wolvie est encore puceau. Et alors me direz-vous ?

 

Et bien, il semblerait que ce soit un poids et pas que pour Wolvie, mais bien pour une majorité d’homme. J’en avais d’ailleurs fait un article, que je vous invite à lire ou à relire : " Puceau à 30 ans et alors !? "

 

Bref, c’est donc avec plaisir que je publie cet article confession. Et je vous invite vivement à laisser votre petit ou énorme commentaire. D’avance merci à vous.

Allez, sans plus de palabre je vous laisse en compagnie de Wolvie. Soyez sage !!!

 


 

Wolvie 35 ans et toujours puceau ! Il nous raconte.

Commençons par la fin :

Pour diverses raisons, je suis dans ma première moitié de la trentaine et je suis encore puceau. Je n'ai même jamais embrassé de femme ou vu une femme nue, en vrai. Car je n'ai jamais eu l'occasion d'avoir une copine, d'être en couple ou de vivre l'amour.

 

" C'est la honte ! " doivent se dire beaucoup d'entre vous en lisant ce constat.

 

Kmille – Être puceau à 30 ans.

 

Mais, c'est plus un poids pour moi qu'une honte.

Le fait d'exprimer mon parcours ici aux yeux de qui souhaite le découvrir est difficile. Je le fais pour me soulager du poids de ce " secret " dicté comme anormal par la société.

Écrire ces mots est une véritable torture pour moi. C'est comme admettre que j'ai échoué dans ma vie, que je ne suis rien du tout.

 

L'adolescence est une période où on expérimente, où on est de véritables inconscients à se rebeller contre la morale et l'autorité.

Ce n'était pas mon cas. Au contraire, discret et encore plus timide et pudique. Ce sont ces critères qui ont dicté mon isolement. Encore aujourd'hui, ma timidité, bien que moins lourde, reste encore très pesante et influence ma vie. Je pensais que j'aurais le temps de vivre la passion plus tard en me réservant au grand amour. Qu'est-ce que j'étais con de penser ça à l'époque !

Non pas que je n'avais pas envie, j'étais même profondément amoureux d'une fille depuis le collège. Nous étions même dans la même activité extra-scolaire. J'ai encore aujourd'hui des sentiments pour elle, mais jamais je n'ai eu le courage de lui avouer.

 

Ma timidité n'est pas envers les garçons. Enfin... J'avais moins de difficultés à converser avec eux du moment que c'était de choses triviales. Par contre, avec les filles, incapable d'aligner deux mots face à face. Encore aujourd'hui, dès qu'on rentre dans un cadre personnel, je perds mes moyens. Il n'y a qu'avec ma meilleure amie où j'arrive à être moi-même et à parler convenablement de choses réelles. Mais ce fut un véritable chemin de croix pour arriver à cette " aisance " avec elle.

 

Bien sûr, au fil de ma vie, il y a eu des choses. Enfin des semblants de choses. Je ne me suis réellement penché sur la sexualité que tard : j'étais déjà majeur depuis un certain temps.

En 4ème, une fille m'a écrit une lettre d'amour. Je n'y ai jamais répondu ne sachant si c'était encore une de ces mauvaises blagues dont elle avait l'habitude avec ses amies. Aujourd'hui encore je me demande si elle était sincère.

 

Plus tard, vers 20-21 ans, et en pleines études. Dans cette petite classe, c'était la seule fille. Elle habitait dans la ville où je me rendais pour récupérer ma voiture. Il arrivait donc qu'elle me ramène le vendredi en voiture jusqu'à la gare.

refuse n'était plus entre mes mains. Je m'étais préparé à un râteau sans me douter de ce qui allait me scarifier encore aujourd'hui. Elle s'est mise à pleurer en disant juste " non ", comme si j'étais le Game Over de la vie. Après cet événement, elle n'est pas revenue en classe de tout le reste de l'année scolaire, silence radio. Il restait encore 3 mois, peut-être plus. Mais la coïncidence et le timing étaient trop gros pour ne pas faire le rapprochement.

 

J'en suis ressorti déchiré et je suis retourné à un stade de mutisme auprès de la gente féminine. J'avais l'impression de l'avoir blessée. Je n'ai fait que lui dire sincèrement ce que je ressentais, mais je ne cesse encore aujourd'hui de me sentir coupable alors que celui qui a mal, c'est moi. J'avais enfin réussi à surmonter un instant mon entrave que ces efforts et mes sentiments ont été piétines, déchirés, brûlés et jetés à la poubelle de la pire des manières.

 

C'est à peu près à cette époque où j'ai commencé à réellement me masturber. Bien sûr, j'avais déjà pratiqué un peu. Mais j'avais pris un tel coup de grisou que je finissais par me convaincre que personne ne voudrait de moi et que contrairement à ce que je désirais, je finirai seul, sans une personne qui m'aimerait, avec qui partager des moments tendres et complices, sans être heureux.

 

Quelques temps plus tard j'ai repris contact avec la personne qui est, encore aujourd'hui, ma meilleure amie. C'est d'ailleurs la première personne qui m'a dit que j'étais mignon. Venant d'elle, ce n'était pas pour me faire plaisir, mais parce que c'était le cas. Elle fait ce qu'elle peut pour m'aider à trouver ma moitié, sans même le lui avoir demandé.

Sous son conseil je me suis inscrit sur un site de rencontre. Le fait de commencer par prendre contact derrière un écran pourrait peut-être faciliter les choses et me mettre plus à l'aise. Mon but n'était pas de m'envoyer en l'air absolument. Je pensais à l'époque que me réserver pour quelqu'un de spécial était romantique et important. Je voulais une relation sérieuse avec une fille gentille, sincère. Sans être très exigeant physiquement parlant j'ai quand même quelques préférences.

Et ce fut le vide. Bloqué devant le formulaire de messagerie sans arriver à aligner deux mots pour contacter une personne. Et les rares fois que j'y arrivais, c'était déjà trop tard. Mais surtout, il arrivait que je reçoive des messages spontanés dont le contenu était aussi méchant que cruel.

J'ai arrêté les sites de rencontre. Trop de personnes qui s'amusent à piétiner les autres, bien cachés derrière leur écran.

 

Puis un peu plus tard, plus par dépit, je m'y suis remis. C'est là où j'ai eu un contact plus sérieux. On a commencé à parler via MSN pendant 2 - 3 mois durant lesquels chaque message et chaque réponse me terrifiaient. Elle savait que j'avais du mal, donc on a préféré apprendre à se connaître d'abord par ce biais. On parlait de nos vies, de nous. Le courant passait et je devenais un peu plus détendu avec elle. Puis un jour elle m'a proposé de nous voir.

Le jour J, j'ai attendu, stressé comme jamais. Je reprenais espoir ... Je ne sais pas si ça vous est arrivé de vous faire poser un lapin, mais tout un tas de pensées aussi cruelles qu'affreuses vous assaillent en ne voyant pas arriver la personne. Pas de réponse au téléphone. Après l'avoir attendu longtemps sous la pluie, je décide de rentrer chez moi. Sur le chemin du retour, elle m'appelle me disant avoir eu un empêchement familial d'urgence et me recontactera quand elle rentrera.

 

Kmille – Être puceau à 30 ans.

 

Contre toute attente, elle l'a fait, s'est encore excusée et on refixe une date. Ce coup-ci pour un dîner.

J'arrive au moment convenu, elle était déjà là.

J'étais enfin à mon premier rendez-vous ! 25 ans et demi ! Je ne savais pas si elle serait la bonne, mais au moins je reprenais espoir.

Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais le rendez-vous s'est mal passé. Déjà le proprio du restaurant s'occupe d'elle m'empêchant d'être un gentleman. Mais qu'est-ce qu'il me fait comme plan, lui ?

Durant le repas, j'ai tant bien que mal réussi à tenir un semblant de discussion. Elle savait que j'étais timide, donc la discussion a tourné autour d'elle et j'essayais de répondre quand elle me posait des questions. Je prêtais attention à elle, je la regardais dans les yeux au point que j'oubliais d'en manger.

 

Franchement, je ne comprends pas ce que j'ai fait de travers.

 

Le repas se termine, nous sortons alors du restaurant et elle me dit qu'elle ne doit pas rentrer trop tard à cause de ses examens qui débutaient le lendemain. Il faisait nuit et nous étions à pieds tous les deux. Je la raccompagne jusque chez elle. Nous marchons donc et sur le chemin on parle, elle me dit que j'ai quand même accaparé la conversation, alors qu'en fait c'était elle qui parlait sans arrêt, mais je ne dis rien et m'excuse de cela.

A peine arrivés devant chez elle, on se fait la bise sous son initiative et me dit qu'elle me contactera après ses exams pour qu'on se revoie. Je rentre ainsi chez moi, encore en train de me pincer d'avoir eu mon premier rendez-vous.

 

Le lendemain, avant de partir au boulot, je lui envoie un SMS pour lui souhaiter bon courage pour ses examens. Je reçois un " Merci ". 1 jour passe. 2 jours, puis 3. Rien. Sans vouloir être insistant, je lui envoie un SMS pour savoir comment se sont passés ses examens désormais terminés. Je reçois une réponse, suivie de promesses de se voir bientôt, puis rien.

3 semaines environ passent et je la croise dans la rue. Elle fait comme si de rien n'était, me dit qu'elle était occupée avec son stage et me confirme qu'il faut qu'on se revoie, qu'elle me rappelle après son stage. On se quitte, mais je ressens en moi un énorme doute à cause de son comportement.

2 jours après, durant la période de son stage, je la vois se balader avec un autre gars. " C'est peut être un ami ". Sauf qu'un ami devrait garder sa langue dans sa propre bouche ! Elle venait juste de me promettre qu'on allait se revoir. Elle ne sait pas que je les ai vus.

 

Du coup, je me renferme à nouveau sur moi-même et commence à penser que les filles sont toutes de cruelles créatures.

 

Depuis plus rien. Pas un seul bisou sur la bouche, pas une seule expérience sexuelle avec un être humain, pas un seul câlin tendre et innocent devant un film.

Du coup, je me suis intéressé à la pornographie dans un premier temps, puis au plaisirs solitaires, faute d'avoir eu quelqu'un avec qui partager ma vie. Les sextoys sont naturellement venus comme étant un palliatif jusqu'à ce jour où quelqu'un daignera me voir et m'apprécier.

 

J'ai essayé divers types de sextoys, utilisé un nombre incommensurable de capotes pour apprendre à les mettre puis pour assouvir ma curiosité : avec effet retardant, trouver la bonne taille, ou simplement éjaculer dedans pour ne pas avoir à essuyer après. J'ai aussi essayé les poupées gonflables. Je voulais savoir à quoi ça ressemblait de faire l'amour, de savoir si je n'allais pas jouir au bout de quelques secondes, de serrer quelqu'un dans mes bras, de ne plus être seul. Mais je le suis malgré tout.

 

Du vinyle n'est pas une vraie fille !

 

Ce ne sont que des palliatifs, une illusion que j'avais accepté de vivre pour tenir. Mais il me manquait du contact, de la vie. Et plus le temps passe, plus il est difficile d'admettre à qui que ce soit qu'on est encore puceau, qu'on n'a jamais embrassé, qu'on a été incroyablement seul toute sa vie. Surtout que ma santé s'est fortement fragilisée depuis quelques années, ajoutant des difficultés supplémentaires.

 

Ainsi, j'ai arrêté les sites de rencontres et me suis penché sur les sites de sexe pour essayer de défoncer radicalement cette timidité. C'est pour l'instant avec un succès minime car même si j'arrive à écrire des cochonneries derrière mon écran, dans mon quotidien, je reste paralysé et n'arrive qu'à penser les choses que j'aimerais dire. Je suis certes moins pudique, mais c'est tout.

Et parmi ces sites, celui où j'ai découvert Kmille, que j'embrasse fortement au passage. C'est son site, son caractère et sa gentillesse qui m'ont donné le courage de me confier aujourd'hui.

 

Je reste cependant un puceau !!!

 

Qu'est-ce que je recherche sur ces sites ? La même chose. J'aimerais me libérer de ce poids. Pour un mec, c'est pesant car c'est la fille qui décide à qui elle va se donner.

J'ai envisagé de faire appel à une " escorte ". Sans jamais sauter le pas car se faire dépuceler par une de ces demoiselles contre de l'argent et sans réel sentiment me donne l'impression d'abandonner tout espoir au bonheur.

 

J'ai toujours cette envie de me donner à quelqu'un de spécial, même si c'est juste du sexe et non le grand amour, mais je reste tiraillé entre le fait de me faire dépuceler pour avancer, et me conserver pour quelqu'un qui n'arrivera peut-être jamais.

Dans la tête d'une fille qui l'apprendrait : Serais-je à éviter ? Serais-je le contraire de ce qu'une fille désire ? Me fais-je des idées ?

 

Pourtant, je ne suis pas particulièrement moche, je ne me trouve pas particulièrement beau non plus.

Je n'ai pas un corps de rêve. Adorable, gentil, intelligent, je peux être drôle également. Juste un type honnête, fidèle et tendre.

J'ai des fantasmes comme tout le monde, je suis sensible, responsable. Je sais écouter les autres. J'ai la personnalité dont la plupart des filles clament rêver chez un mec.

 

Alors pourquoi ?!

 

Kmille – Être puceau à 30 ans.

 

Si elles savaient ce qu'il y a dans mon pantalon, serais-je enfin intéressant ?

Si ce " détail " se savait et se voyait aux yeux de tous, pourrais-je enfin trouver la paix intérieure, le sexe et peut-être l'amour malgré cette barrière ? Partager mes fantasmes et mon intimité ?

 


 

Voilà mes Brigands. Alors, je ne sais pas ce que vous pensez de cet article confession. Mais perso je le trouve poignant et même émouvant. Franchement je savais qu'être puceau pouvait être un poids pour certains. Et bien que je suis consciente que ce malaise qui transparaît dans cet article n'est pas essentiellement dû au pucelage ou une quelconque timidité.

Car oui, clairement dans ces lignes on comprend assez vite que c'est une accumulation de différentes choses qui ont amené notre Wolvie dans cet état.

 

En tout cas je suis ravie de vous le dire, mais aujourd’hui Wolvie a trouvé l’amour et même s’il n’a pas encore eu l’occasion de le concrétiser je lui souhaite tout le bonheur possible avec cet amour naissant.

C’est donc pour ça, qu'il se fait un peu plus rare. Mais ne vous inquiétez pas, il nous a promis encore quelques contributions 😉

Enfin, si vous prenez le temps de laisser vos commentaires … Peut-être que vous êtes ou avez été dans la même situation, donc n’hésitez pas. Lâchez votre commentaire.

 

Gros bisous et merci à vous.

Kmille