Interview de Jiti – Webmaster de Buzzporn

Interview de Jiti – Webmaster de Buzzporn

Temps de lecture ≈ 31 min.

Dernièrement j’ai eu le plaisir de répondre aux questions de Jiti sur son site internet « Buzzporn! ». Je connaissais ce site pour le lire régulièrement alors forcément, quand il m’a proposé cette interview j’ai de suite accepté avec, je dois bien le dire, une idée derrière la tête 😆

Le deal, car oui j’fais des deals ^^, était de l’interviewer à mon tour et, qui sait, de peut-être vous faire découvrir ce dealer d’orgasme (C’est le slogan de Buzzporn!) pas comme les autres … et son webmaster le susnommé Jiti.

Bref, j’espère que cette interview vous plaira et qu’elle vous permettra de découvrir ou redécouvrir un site que je trouve : Super sympa.

Bonne lecture mes Brigands nous, on se retrouve à la fin de l’interview 😉

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

A une époque j’avais un prénom mais tout le monde m’appelle Jiti (Même ma mère), j’ai eu 37 ans cette année. Célibataire, c’est un statut qui me convient plutôt bien en ce moment car il me permet de me consacrer au maximum sur mes activités web en plus de mon job alimentaire. Dans l’idéal, j’aimerais vivre du numérique et lancer d’autres projets, pas forcément dans le domaine de la pornographie. Ma spécialité c’est plutôt le « SEO » mais je me suis pris de passion pour la rédaction, c’est une chose que j’aime de plus en plus faire.

Depuis 9 ans tu es présent sur internet, peux-tu nous dire ce qui t’a conduit à créer BuzzPorn! ?

L’argent ! La vérité c’est que j’ai vite déchanté mais au départ, j’avais monté ce site de manière plus ou moins automatisée pour vendre de la VOD. Si j’ai toujours fait du rédactionnel, les premières années c’était surtout un « money site » qui me permettait de soutenir d’autres projets que j’avais à l’époque dont un blog « buzz » qui marchait très bien et un site sur la musique qui était très populaire. A force d’écrire et de me renseigner, j’ai vite réalisé que c’était un milieu très intéressant et loin des stéréotypes que je pouvais attribuer à ce domaine. J’ai découvert beaucoup de choses comme le porno indé’, les amateurs et le féminisme. Rapidement, j’ai fait de BuzzPorn! mon activité principale sur le web et j’ai fermé mes autres sites qui me rapportaient de moins en moins. Ils avaient fait leur temps et j’avais envie de me lancer dans autre chose. Ces dernières années, j’ai fait un gros ménage pour enlever ses vieux vestiges du passé notamment une section vidéo dont les contenus étaient intégrés de manière automatique grâce à certains sponsors. C’était des choses qui ne me correspondaient pas et, je dois bien l’avouer, qui n’étaient pas très reluisantes mais la vérité, c’est que ce site a longtemps fonctionné en roue libre. Aujourd’hui, j’en ai repris le contrôle total et je fais tout pour pouvoir en être fier et de ne pas avoir à m’en cacher. Je suis assez content de ce que c’est devenu même si je suis un éternel insatisfait.

Comment gères-tu BuzzPorn! au quotidien, as-tu une ou plusieurs autres activités à côté ?

Je fais pas mal de « sacrifices ». Je mets le mot entre guillemet car je vois cette activité comme un bon passe-temps et qui me rapporte de l’argent. Mon autre job a des horaires qui me permettent de me consacrer à mon site la moitié de la journée. Quand je ne bosse pas, je travaille. Je m’autorise des pauses, je ne me force jamais. Il est arrivé que pendant un mois entier je ne publie rien, je préfère faire les choses avec passion. En ce moment, je songe à monter une équipe de rédacteurs mais l’aspect financier est encore bloquant. Il y a bien des gens bénévoles que ça intéresse mais ça me gêne un peu de faire travailler quelqu’un sans rémunération. Disons que j’essaie de trouver des solutions pour que tout le monde soit gagnant. Je ne me vois pas travailler gratuitement et il n’y a pas de raisons que des personnes le fasse pour moi. Avec Patreon qui met tout le monde à la porte en ce moment, je suis à la recherche d’une autre solution viable pour l’avenir.

Peux-tu décrire l’univers de BuzzPorn! à mes lecteurs ?

Je crois que ça me ressemble beaucoup, un peu geek, tolérant et ouvert d’esprit. On me fait souvent la critique que ça part parfois un peu dans tous les sens mais je ne vois pas de raison de m’empêcher d’aborder certains sujets qui me tiennent à cœur sous prétexte que c’est un site pour adultes. BuzzPorn! a été pensé comme un magazine. C’est un peu ce que faisait PlayBoy à son époque. C’est le modèle mais moins hétéro-centré. L’ouverture à tous les genres et à toutes les sexualités, c’est quelque chose de très important pour moi bien que je ne me permets pas d’aborder tous les sujets que j’aimerais car j’estime ne pas être très bien placé pour parler de choses qui ne me concerne pas directement. Ça me paraît délicat d’aborder l’homosexualité ou la transidentité, par exemple, alors que je suis un hétéro cis. C’est là où l’ouverture à d’autres rédacteurs-trices pourrait être pertinent.

Ecrire un article prend énormément de temps, comment trouves-tu les sujets que tu publies et, en moyenne combien de temps te prend la rédaction d’un article ?

Le fait de parler de choses qui m’intéressent rend la rédaction plus simple. Le plus complexe reste de trouver des sujets. J’ai un cerveau qui turbine à 200km/h et, dans mon malheur, ça me permet de constamment mettre en place des idées et c’est ensuite très facile pour moi de sortir un article d’au moins 300 mots. Je dirais que je mets une heure pour un sujet complexe/sensible mais pour les infos plus légères c’est entre 20 et 30 minutes. Je fais ça depuis presque 20 ans, de manière un peu robotique parfois mais j’espère que je m’en sors pas trop mal. Le plus dur, c’est surtout quand tu n’as pas des interlocuteurs réactifs en face de toi. Je propose pas mal d’interviews mais j’en publie peu car je n’ai pas le temps de tout gérer, entre ceux qui ne répondent pas, ceux qui mettent trop de temps, etc. Ça ne me donne pas forcément une bonne image mais je n’ai pas envie que mon activité me prenne tout mon temps, j’ai une vie à vivre. Sinon, pour la technique, je me sers des flux RSS de Google News, je surveille certains mots clés comme « sexe » ou « porno » et comme cette presse a tendance à raconter n’importe quoi, ça me permet de contre-balancer dans mes articles. Les réseaux sociaux, les discussions entre amis, les tchats, mes statistiques sont autant de choses qui m’inspirent. J’aime bien rebondir sur l’actualité.

Beaucoup de gens pense que le porno fait vendre, que les sites pour adultes sont des bons filons pour gagner de l’argent vite et facilement. Peux-tu nous dire ce que tu en penses ?

Gagner de l’argent, oui. Vite et facilement, non. Beaucoup se lancent là-dedans en oubliant qu’il y a de la concurrence.  Il n’y a pas de secret, c’est le travail qui paie. C’est vrai pour tous les travailleurs du sexe. Si tu ne proposes pas quelque chose d’original, c’est foutu d’avance. Je dirais aussi qu’il faut se donner les moyens de réussir. Lancer un site c’est bien mais ça demande du temps et un peu d’investissement financier. Il ne faut pas hésiter à payer pour des services si ça peut aider au développement de son activité. Disons que ça peut être très rentable mais si on se contente de proposer la même chose que ce qui existe partout, ça n’a que très peu de chance de fonctionner.

Que penses-tu de l’image donnée par les femmes s’exhibant sur le net ?

Je pense que les femmes font ce qu’elles veulent de leur corps et de leur image. C’est ceux qui ont un problème avec ça qui me dérangent.

De manière générale, que penses-tu du féminisme présentée dans les médias. Te sens-tu, féministe ?

Ça dépend de quels médias on parle. La télévision, je ne la regarde plus depuis que j’ai le haut-débit (15 ans ?). C’est plutôt sur le web que je fais ma « culture féministe », il y a plein d’articles intéressants publiés tous les jours, il suffit d’utiliser les moteurs de recherche des réseaux sociaux et on a plein de points de vues différents, d’articles qui expliquent le quotidien des femmes, etc. Certes, il faut faire un effort intellectuel et garder son esprit critique. Oui, je suis féministe comme de très nombreux travailleurs du sexe.

Comment gères-tu ta vie de couple et ton activité de webmaster ?

Comme je le disais avant, comme je suis célibataire, la question ne se pose pas mais elle s’est déjà posée et, à vrai dire, ça n’a jamais été un problème. De toute façon, j’ai tendance à trouver des partenaires qui sont ouvertes d’esprit, j’aurais beaucoup de mal à partager ma vie avec quelqu’un qui aurait un « problème » avec le sexe. L’avantage, c’est que j’ai la possibilité d’avoir un avis féminin sur certaines questions, ce qui n’est plus trop le cas actuellement mais les réseaux sociaux me permettent de sonder rapidement les gens. Je fais des rencontres grâce à des services en ligne et j’ai toujours indiqué que je travaillais dans ce milieu. Ça fait peur à un bon 80% des femmes mais celles qui viennent me parler sont curieuses. Disons que ça brise la glace tout de suite. Pour ce qui est de la gestion du temps, là où certains vont jouer au foot ou vont à la pêche, moi, je passe quelques heures en semaine à écrire. J’ai aussi fait le choix de ne pas avoir d’enfant pour, justement, me consacrer uniquement à ce que j’aime.

Dans ton couple, tu es plutôt calme, coquine, ou hors limite ?

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas de fantasmes ou d’envies particulières. Mon vrai kiff, c’est le plaisir de ma partenaire. Je prends réellement mon pied à regarder une femme jouir. Ça fait parfois sourire mais c’est la vrai. J’adore observer, comprendre ce qui plaît et comment donner le plus de plaisir. Être à l’écoute des réactions de l’autre, je crois que c’est le secret pour être « un bon coup » et franchement, c’est ce que je préfère. C’est pour ça que j’aime beaucoup de ce que font Beautiful Agony et I Feel Myself. Je crois que je m’adapte à ma partenaire. Je sais être un tendre ou donner une bonne fessée lorsque l’on me le demande. Je ne suis pas fermé.

Que penses-tu de la fidélité ?

Pour moi, c’est une valeur essentielle dans un couple. Je ne suis ni échangiste, ni libertin et pas franchement partageur. J’aurais assez de mal avec ça, je pense. Je n’ai jamais trompé personne de ma vie et je serais bien incapable de le faire, c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre. Des envies, oui, on peut en avoir mais ça peut tout à fait rester de l’ordre du fantasme. Je suis le genre de type qui peut désirer une femme comme au premier jour même après plusieurs années de relation. J’ai un côté sapiosexuel, je crois. J’ai assez de mal à coucher avec une fille qui n’est pas un minimum intéressante ou cultivée. Même pour un plan cul, j’ai besoin de ça.

Et de l’infidélité ?

Je ne considère pas l’échangisme ou le libertinage comme de l’infidélité à partir du moment où le couple est OK avec ça. Par contre, l’infidélité dans le sens de tromper quelqu’un, c’est quelque chose que je ne peux pas pardonner. Pour moi, l’honnêteté c’est la base dans un couple et dans toute forme de relation. Je ne comprends réellement pas ça. Si le couple ne va pas bien on se sépare mais on ne se trompe pas. Peut-être que je suis vieux jeu sur cette question.

« Le sexe est le ciment du couple ! » Que penses-tu de cette affirmation ?

J’utilise plutôt l’expression « le sexe c’est le thermomètre du couple ». Je ne pense pas qu’une relation se construise autour de la sexualité. Oui, le sexe peut rapprocher mais généralement la sexualité est épanouie lorsque le couple se porte bien. C’est pour ça que je parle plus de « thermomètre » et d’expérience, lorsqu’une relation se dégrade, le sexe est la première chose qui en pâtie On a plus envie de l’autre. C’est souvent le signe que quelque chose ne va pas.

Dans ta jeunesse, tu étais plutôt, coquine – sage ou invisible ?

J’étais très réservé, je le suis encore un peu, d’ailleurs. Je suis une personne assez discrète, ce qui pose inévitablement un problème lorsqu’il s’agit de faire de la communication sur Internet car je n’aime pas trop « faire du bruit » pour me faire remarquer mais bosser dans ce domaine, ça me donne quelques clés pour mieux appréhender les êtres humains dans la vraie vie. Je suis parfois à la limite de l’autisme mais avec les années, j’ai gagné un peu en assurance. C’est un long travail sur moi-même que je n’ai pas encore terminé et il y a du boulot !

A quel âge as-tu découvert ta sexualité ?

Comme beaucoup, ça a débuté avec le catalogue La Redoute, on avait que ça à se mettre sous la main. Je découvrais le corps des femmes grâce aux pages lingeries, je devais avoir 13 ou 14 ans. Je me rendais bien compte que ça me faisait quelque chose mais il faut bien avouer que je ne savais pas trop ce qui se passait et puis j’étais plus intéressé par la programmation en BASIC sur Amstrad que par les filles. C’est un peu plus tard que j’ai découvert l’éjaculation, une histoire pas très glorieuse mais j’ai vite compris comment fonctionnait la mécanique, je devais avoir 15 ans, je pense. Ma vraie première expérience, ça a été dans l’année de mes 18 ans, j’en garde un excellent souvenir et je me rappelle de chaque détail. J’imagine que je devais être un peu maladroit. Je ne savais rien de la sexualité et du plaisir des femmes. J’ai tout appris avec ma première copine, on faisait l’amour dès qu’on le pouvait, c’était vraiment chouette.

As-tu des fantasmes, si oui, peux-tu nous décrire celui que tu aimerais vraiment réaliser ?

Comme je le disais avant, je suis plutôt quelqu’un de plutôt sage sur ces questions. Il a bien ce vieux truc basique de coucher avec deux filles en même temps, si l’occasion se présente, pourquoi pas. Du bondage soft, éventuellement, attacher ma partenaire pour lui donner du plaisir, c’est amusant. Sinon, j’aurais tendance à me laisser guider par ma partenaire et à explorer ses envies à elle. Je me rends compte que je ne suis pas très créatif pour ça toutefois je ne ferme aucune porte, je suis ouvert à tout tant que ça se passe dans le respect et le consentement mutuel.

Et en détaillant, celui que tu penses irréalisable.

Coucher avec ma waifu parce que les filles en 2D sont les meilleures. Ha ! Ha ! Plus sérieusement, je ne vois rien d’irréalisable si ce n’est peut-être faire l’amour dans l’espace mais au rythme où vont les choses, c’est peut être un truc qu’on sera capable de faire avant la fin de notre vie. Je mets ça sur ma liste de choses à faire sans trop y croire mais qui sait ? Ça n’a rien à voir mais la conquête spatiale, c’est vraiment un sujet qui me branche beaucoup.

BuzzPorn! se proclame comme Dealer d’orgasmes et toi, te considère-tu comme Dealer d’orgasmes ?

Pour l’anecdote, j’avais lancé le jeu de trouver un slogan pour le site lors d’une soirée arrosée entre potes. Sur le moment ça nous avait fait marrer, du coup c’est resté. J’aime bien cette idée d’être le mec louche qui a du bon porn sous son imperméable et qui le propose dans la rue aux gens. Comme le sexe, la drogue c’est un sujet subversif, je trouve que ça colle bien. Il n’y a pas eu une grande réflexion derrière ça, c’est juste une mauvaise blague qui dure, je garde ce slogan tant que ça me fait rire.

Soyons fou et osons un peu, décris-nous ton idéal féminin/masculin.

J’ai vraiment un truc avec les brunes. Peut-être parce qu’on a trop longtemps mis en avant les blondes partout, j’en sais rien. Si je pouvais réellement passer une commande au Père Noël, je dirais pas très grande, brune et des petits seins. Typiquement, une fille comme Kate Micucci me ferait déplacer des montagnes. J’aime bien ce genre de simplicité sans artifice mais avec « une gueule ». Il faudrait aussi qu’elle soit niveau 80 dans Skyrim. Si tu te reconnais dans ce profil, il y a un formulaire de contact sur mon site. En vrai, je n’ai pas réellement de critères pour ça. Je préfère quand il y a une certaine connexion / alchimie.

C’est une interview, je ne devrais pas donner mon avis mais j’adore ton site que je trouve complet, merci beaucoup d’avoir accepté cette interview.

Merci, ça fait plaisir à entendre et d’autant plus venant d’une femme. J’essaie de faire de mon mieux pour produire des contenus que je juge intéressants ou amusants. J’ai envie de montrer une autre facette de la pornographie et c’est important, chez nous, quand on voit ce qu’a à proposer le porn mainstream en France. Tout le monde a le droit de se faire plaisir et c’est encore plus cool si ce que l’on consomme est fait avec éthique et est bien réalisé.

Voilà, nous arrivons à la fin de cette Interview, merci pour tes réponses qui, j’en suis sûre intéresseront mes lecteurs. As-tu un dernier mot à leur dire ?

Je ne peux que t’encourager à persévérer dans ce que tu fais tant que tu y prends du plaisir. De mon côté, je vais tenter de faire de mon mieux pour proposer le meilleur contenu que je peux. S’il y a un message que je voudrais faire passer, c’est surtout qu’il faut essayer de s’intéresser à ceux qui font le porn et ne pas simplement consommer bêtement du streaming. Il y a des gens très intéressants dans le milieu, des êtres humains et beaucoup de talents qui mériteraient un peu plus de lumière et de soutien.

Voilà mes Brigands, j’espère que cette interview vous aura plu et qu’elle vous aura permis de découvrir un site internet sympa. N’hésitez surtout pas à laisser votre petit commentaire et, si ce n’est pas le cas à suivre Jiti sur Facebook ou Twitter.

Gros bisous mes Brigands

K.

Au sujet de l'autrice

Kmille

Présente sur internet depuis 4 ans grâce à ce blog, j’ai ressenti à 33 ans le besoin de me mettre en danger en me lançant le défi d’écrire plus régulièrement. En complément de mes tests de sextoys ou de tenues et mes conseils sexo, l’évidence de proposer moult histoires érotiques, de récits coquins ou de créer un roman pervers s’est imposée à moi. Le partager avec vous constitue une grande partie du plaisir que j’ai à le produire.

2 commentaires

  1. Belle interview Kmille et site que je ne connaissais pas mais promis j’irai jeter un œil, parole d’une blonde ah ah 😆
    Kiss

    Réponse
    • Merci, je suis contente que cette interview t’ait plu, j’espère que la prochaine te plaira autant 🙂

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