Kalouloute Garou : Laura la routière

Kalouloute Garou : Laura la routière

Temps de lecture ≈ 24 min.

Laura la routière par Kalouloute Garou

 

Attention, cette histoire comporte des scènes de viols !

Des femmes, aujourd’hui encore, subissent de telles agressions et tant d’autres encore … les violences sexuelles non-consenties sont des crimes et doivent être jugées comme tels, par la justice mais surtout par vous, elles détruisent les victimes et notre société …

Ne lisez pas cette histoire en y voyant autre choses. Merci !

***

Dans la cour de manœuvre des camions de la société AS transport, Laura s’en va prendre les commandes du tout nouveau 600CV que vient d’acheter la compagnie de transport qui l’emploie. Ce véhicule hors norme fait envie à tous les chauffeurs, mais c’est Laura qui désormais le pilotera.

Elle est la seule parmi tous les autres chauffeurs à n’avoir eu ni panne, ni accident, ni contravention, ni retard, ni remarque des clients en dix ans. Elle était arrivée comme chauffeuse de petit camion. Maintenant elle est celle à qui on confie les missions délicates.

Laura, 32 ans, célibataire sans enfants, est de taille moyenne, les cheveux blonds mi longs, le visage un peu rond avec des lèvres bien charnues. Ses yeux sont bleus de la couleur de la mer du sud. Elle arbore une poitrine généreuse qu’un cou fin, de petites épaules et une taille de guêpe, en viennent accentuer le volume. Son bassin et ses fesses en rajoutent pour confirmer son appartenance au genre féminin, encore peu répandu dans le monde du transport.

Icone un peu adulée par ses employeurs, elle s’est attiré le respect de façade de la part de ses collègues. Dans son dos, beaucoup la jalouse, la dénigre. Son genre et son allure en font fantasmer quelques-uns. Même certains vont jusqu’à vouloir un poster d’elle, nue, pour compléter la panoplie des calendriers de nanas à poil qui tapissent leurs cabines de camion. Dans ce jeu pervers, elle se méfie, de tous et de tout.

Elle a l’esprit solitaire et libre. Au volant, elle aime porter des jeans moulants pour souligner ses hanches et ses fesses. Elle porte, l’hiver, des chemises de bûcheron déboutonnée jusqu’au plexus pour laisser deviner les rondeurs de ses seins. L’été, elle porte des débardeurs dont les décolletés sont des tentatives de détournement du regard des automobilistes : une vraie incitation à la rêverie sur la route. Cependant, dès qu’elle sort du camion, elle enfile un manteau, une veste longue ou un kimono. Jamais hors de sa cabine de camion et loin de la cour de l’entreprise et des entrepôts de clients, des parkings, elle n’affiche ses atouts féminins.

Sa mère était chauffeuse de car, son père routier. Elle a endossé le costume des « Travelers » dès qu’elle a pu. La route, c’est sa liberté, son quotidien, sa passion. Sur les parkings de routiers, les aires d’autoroute, elle est toujours regardée. Elle aime cela. Elle sait que deux raisons attirent les convoitises, le gros camion qu’elle conduit et sa beauté qui séduit. Pourtant, au restaurant, elle mange seule à sa table, sur les aires d’autoroute, elle fréquente les toilettes des femmes. Cette distance qu’on lui impose l’amuse mais l’inquiète aussi.

Très souvent, elle fait l’objet de coups de klaxon de ses collègues chauffeurs ou d’appel de phare. De même, sur sa cibi elle reçoit régulièrement des invitations à une petite halte coquine. Plusieurs fois, alors qu’elle se reposait dans sa couchette à l’arrière de la cabine, des hommes ont essayé de forcer la portière de son camion. A chaque fois, elle répond par le déclenchement d’un concert de klaxons dont est équipé son camion. Le bruit assourdissant fait fuir le malencontreux en mal d’amour et de sexe.

Avec l’internationalisation du transport, elle côtoie des chauffeurs des pays de l’est qui n’ont pas touché une nana depuis des lustres. Ceux-là sont encore plus excités par les charmes de la donzelle. Elle aime cela. Pourtant, elle fait bien attention, sur un parking de pas retrouver son semi-remorque coincé entre deux camions. Jusqu’au jour où, dans une aire de repos entre Bordeaux et Bayonne, elle a été bloquée. Partie faire ses besoins aux toilettes ne disposant pas comme les hommes de la bouteille de « Vittel » qu’on jette par la fenêtre une fois la vessie vide, son camion a été entouré.

A son retour, elle a vu que deux camions étaient venus se mettre pare-choc contre pare-choc devant et derrière son semi-remorque. Six gars, la mine pas toujours agréable l’attendaient. En s’approchant comme si de rien était, elle a senti, l’odeur fétide de la sueur et de la crasse. Elle a vu les yeux brillants, la nervosité des gestes des gars qui la regardaient revenir. Elle s’est sentie être une proie.

Vu l’ambiance et l’isolement de Laura, l’affaire courait au viol. Elle hésita à choisir son statut de proie entre victime ou complice. Pour le premier, elle avait eu des témoignages de femmes violées par des routiers qui ne donnaient pas envie d’y passer. Bien qu’ils aient été rattrapés par le numéro de leurs plaques minéralogiques, les filles, elles, elles avaient été profondément traumatisées.

Parlant plusieurs langues Laura dit « Bonjour » en anglais. Elle ne chercha pas à retourner dans son camion, préférant rester au milieu de la troupe qui en voulait à sa vertu. Elle commença à parler, de la météo, de la circulation, des radars observés et contrôle de douanes au précédent péage. Les gars ne répondaient pas. Certains étaient déjà tout près d’elle, la braguette ouverte en train de chauffer manuellement leur sexe. En pensant que « La plus rapide des gazelles finit toujours dans la gueule du lion », elle dit :

— OK, laissez-moi prendre des préservatifs dans ma cabine. De toute façon, je dois faire mon heure d’arrêt obligatoire » !

Ils s’écartèrent un peu pour la laisser passer. Tranquillement, avant de remonter, elle s’approcha de l’un deux et pointant son sexe, elle dit :

— Belle pièce !

Détournant son regard vers les autres, elle ajouta :

— Vous autres, vous avez deux minutes pour bander plus que ça !

Puis revenant vers le mec au gros sexe elle dit en ouvrant la porte de son camion :

— Toi, je te garde en dernier, OK ! Sois patient …

Un peu étonnés de la tournure des événements, les violeurs patentés s’étaient, le temps d’un instant, transformés en amoureux impatients. Laura assise au volant, avait son sac sur les genoux. Elle pensait activer son klaxon au son assourdissant mais ça n’arrêterait pas les loulous en face d’elle. A la recherche de préservatifs, elle avait l’intention de ne pas être une proie mais complice. Elle se disait « Bon, je vais me faire sauter mais ce sera pour mon plaisir ». Mais l’un d’entre eux avait mis un pied de biche dans l’encoignure de la portière de Laura. Un autre ouvrait la portière côté passager.

Sachant qu’ils souhaitaient la voir comme femelle pour assouvir leurs envies de sexe et pas comme copine de boulot avec qui on se paye un petit extra, Laura, poussa légèrement la portière de son camion en disant :

— Attention Coco je descends !

*

Toute en continuant de frimer, comme à son aise, elle s’approcha de l’un deux et ouvrant l’emballage d’un préservatif, elle se mit à genoux devant lui. Elle essayait de mener la danse malgré l’angoisse qui l’envahissait.

Elle a enfilé le préservatif au goût de framboise à ce jeune bulgare l’air surpris d’être le premier. Il ne bougeait plus, il attendait le sexe au garde à vous. Laura a commencé à le sucer en lui pressant légèrement les testicules. Les autres attendaient derrière Laura et son bulgare. Quelques gouttes de pluie tombèrent alors sur le parking ce qui finit d’agacer un gros letton et un hongrois sale comme une soue à cochons.
Le hongrois attrapa Laura par les cheveux pour qu’elle se mette debout. Elle a dû lâcher le bulgare qui commençait à éjaculer dans son préservatif. En criant, Laura s’est relevée et a vu que cela prenait une mauvaise tournure. Elle le craignait depuis le début, elle était bien la proie, devrait donc être la victime.

Elle savait qu’il valait mieux rester sur le parking que d’aller dans une cabine exiguë de camion pour éviter des coups. Mais le hongrois l’a entrainée la tenant par les cheveux vers les toilettes des hommes. Ça y sentait l’urine et la merde. A l’abri de la pluie, elle savait que chaque chauffeur aurait le temps de passer entre ses cuisses, histoire que leur temps d’arrêt obligatoire soit écoulé. Leur envie exacerbée par l’ambiance de meute aussi !

Le letton a commencé par lui arracher sa veste d’un geste violent. Il a défait la boucle du ceinturon du jean de Laura. Le hongrois la maintenait encore par les cheveux en amenant son visage au niveau du sien pour l’embrasser. Le bougre avait une dentition pourrie et une haleine pestilentielle. Elle eut un haut le cœur quand elle a senti des mains arracher les bretelles de son débardeur. Ils étaient tous sur elle comme une horde de chiens sur une biche qui a été encerclée et qui va mourir. Ces mêmes mains ou d’autres, roulèrent sur son ventre le vêtement. Sa tête était accaparée par le hongrois qui la tenait en son pouvoir. D’autres mains arrachèrent son soutien-gorge. D’autres encore abaissaient son jean.

Une fois son jean en bas des pieds, le letton s’est mis à tirer les pattes du jean vers lui en arrachant ses baskets. Laura a perdu pieds, elle s’est retrouvée pendue par les cheveux. Laura a crié de douleur. La meute l’entourait en ricanant, la tripotant. L’un d’entre eux a fini d’arracher sa culotte d’un geste visiblement expiatoire. La tension montait entre eux pour savoir qui serait le premier à la baiser. Laura se sentait coupable d’être une femme …

Elle se défendait à peine, c’était peine perdue … Mais la plupart des fauves qui se promettaient de se l’approprier et d’y enfourner son sexe, souhaitaient la voir soumise. Soumise à lui devant les autres. Il apparaitrait alors comme le maître, devant les autres, comme le mâle dominant dans cette horde dont l’esprit est d’avoir un gros camion, d’être le roi de la route et le premier arrivé à l’entrepôt. Laura les connaissait dans leur façon de conduire, une sorte de code, entre hommes, entre vrais mâles.

Elle savait qu’elle était l’objet de ce jeu de rapport de force et de domination. La compétition arrivait à son paroxysme et le gros letton voulait être le chef de meute qui régit ses femelles devant les autres prétendants. La pauvre Laura savait qu’elle était la seule femelle ou alors qu’elle aurait à se démultiplier pour que chacun assouvisse son envie. Le hongrois qui la tenait encore par les cheveux savait qu’il pouvait encore profiter de sa situation. Il était le seul à être face à Laura. Alors il a lâché les cheveux de Laura qui son retombé en gerbe sur son visage.
Le hongrois l’a attrapée sous les aisselles la soulevée. En lui mordillant la pointe des seins, les autres tenant les jambes de leur proie écartées, il a enfourné son sexe dans le vagin de Laura. En même temps, pris de cours, le gros letton l’a soulevée par les hanches et l’a sodomisée. Les deux bêtes déchainées y allaient de coups de rein violents par devant et par derrière. Laura était prise en sandwich entre les deux violeurs.

Ses pieds ne touchaient plus terre. Le letton éjacula le premier et continuait cependant à donner des coups de rein. Il repartait pour une deuxième éjaculation en se disant surement qu’une telle occasion ne se reproduirait pas de sitôt. Le hongrois a fini par lâcher sa gourme puis s’est retirée.

Laura toujours maintenue par le letton qui lui agrandissait l’anus à grand coup de boutoir, ne disait rien. Elle savait que la séance n’était pas finie. Elle se sentait objet sexuel. Elle sentait les odeurs de merde, d’urine, les haleines dégueulasses, les mains grasses, les sexes durs dans l’attente de s’enfoncer en elle. Elle se sentait devenir une merde elle-même dans son lieu qu’on dit d’aisance …

C’est le turc au grand sexe qui a pris la place du letton. Comme il s’astiquait depuis le début de la scène, il a vite lâché son sperme dans Laura. Les deux autres sont alors entrés dans Laura, un italien d’abord puis un polonais. Les deux ont fait vite car leur temps de pose était déjà terminé et ils ne pensaient qu’à se soulager et à reprendre la route en même temps. Le bulgare était déjà reparti emmenant dans sa cabine la capote ou Laura avait posé ses lèvres ; comme une relique …

Quand il n’y eut plus de candidat pour baiser Laura, le gros letton ressortit son pénis de son anus et retourna Laura. Puis, la prenant sous les fesses, il la remit dans les airs et enfonça son sexe tout baveux dans le vagin tout glaireux de Laura. Il s’était approché d’un mur pour bloquer le dos de Laura et s’en servir comme d’une poupée gonflable. Il mordait les tétons de Laura qui hurlait de la douleur qu’elle subissait. Il éjacula encore en criant des mots injurieux à l’adresse de Laura. Il voulait la dominer, l’humilier encore une fois :

— Ça t’appendra à être une salope de femelle et avoir un beau camion dit-il en letton.

En sortant d’elle, il lui cracha dessus. Remontant son pantalon, il alla pisser dans les urinoirs. Il regagna son camion sans même la regarder.

Laura, rassembla ses vêtements et alla dans les toilettes pour femmes. Elle se lava vite et repartit vers son camion qui était grand ouvert en courant pour éviter d’être vue à moitié nue sous son manteau resté sous la pluie au milieu du parking. Les camions qui la bloquaient étaient déjà partis, l’un d’entre eux avait roulé sur le manteau.

*

Arrivée dans sa cabine, elle ne voulait pas se sentir humiliée. Elle cherchait à se venger. Par habitude, elle savait à quelles compagnies de transport appartenaient les chauffeurs de ces véhicules. Elle ne voulait pas en rester là !

Bravant toutes les règles de conduite, elle est partie avec son camion qui était beaucoup plus puissant que ceux de ses agresseurs. Alors, sur l’autoroute, a commencé une folle poursuite. Les 540 CV grondaient sous la pédale vengeresse de Laura. Evidemment, elle les a rattrapés bien qu’ils aient essayé de l’empêcher de les dépasser. Sur la portion à trois voies de l’A10, elle a retrouvé trois d’entre eux qui circulaient sur l’autoroute. Elle a pris en photo grâce à son portable les plaques du polonais, de l’italien et du bulgare. Les autres avaient dû emprunter la nationale pour réduire les coûts du péage. Qu’importe dit-elle je vous attendrais au contrôle routier de Biriatou. Passage et arrêt obligatoires.
Elle cherchait le polonais et le letton. Que le turc pâtisse de sa vengeance ne la gênait pas ! Elle s’est arrêtée à Biriatou et a parqué son camion loin du passage habituel. Elle s’est changée. Elle est allée porter plainte à la gendarmerie, a donné les numéros de plaque des trois camions photographiés. Elle a été examinée par un médecin. Elle a déclaré à la gendarmerie et à la docteure qui l’a examinée, être en voiture.

Le passage des poids lourds est contrôlé par la douane. Les camions sont parqués en attendant leur contrôle sur une aire où il y a une centaine de camions en permanence. Laura est allée acheter trois bouteilles d’acétylène et un ruban d’adhésif. Elle a confectionné une mèche avec des chiffons et a enfoui dans le goulot de chaque bouteille de combustible un morceau du chiffon trempant dans l’acétylène. Elle a fourré cela dans un sac de voyage.

Déambulant, telle une auto-stoppeuse entre les camions en partance pour l’Espagne, elle a fini par repérer les trois lascars, le hongrois, le letton et le turc. Ils avaient eu le tort de rester ensemble. Pour Laura, la tâche était facilitée. Vérifiant que le hongrois avait quitté son camion, elle s’est couchée sous le camion, a inséré entre les roues jumelées une bouteille et y a mis le feu. La mèche s’est consumée lentement puis une explosion a eu lieu. Le train de pneu a commencé à brûler.

Avertis par la détonation de la bouteille, les chauffeurs sont arrivés en courant vers le camion hongrois. Voyant le début d’incendie, ils sont allés chercher des extincteurs dans leur propre camion. Déjà sous le tracteur du camion letton pour placer la seconde charge, Laura a vu les chaussures de son violeur. Ayant attendu qu’il reparte en courant, elle a placé la seconde charge sous le camion du letton. Une seconde détonation a à nouveau surpris les chauffeurs qui se sont dirigés vers le camion du letton.

Laura, s’était enfuie. Elle avait abandonné l’idée de punir le turc mais l’endroit était devenu chaud … La promptitude des chauffeurs a fait que le camion hongrois était immobilisé mais pourrait repartir après changement d’un pneu. Le letton lui pouvait repartir immédiatement, les dégâts étant mineurs. Sans difficultés les deux chauffeurs ont fait le lien entre les piégeages de leurs camions et Laura. D’ailleurs, le turc était vite remonté dans le sien, scrutant dans les rétroviseurs tous mouvements de personnes. Pour confirmer leurs présomptions, un chauffeur fit remarquer qu’il avait vu une fille passer avec un sac entre les camions.

Laissant le hongrois à sa réparation, le turc et le letton sont passés dès que possible au checking pour reprendre la route vers San Sébastian et Vittoria. De son côté, de peur d’être repérée et attaquée elle et son camion, Laura a également fait le checking. Etant immatriculée en France, elle a passé plus vite le contrôle. Elle est passée en Espagne et a taillé la route.

*

La description du camion de Laura a circulé sur la bande FM des routiers. Tous ceux qui la croisaient, ou ceux qui était sur son rail de circulation avaient indiqué où elle se situait. Laura a vite compris qu’elle devenait la cible de tous les routiers et qu’elle ne s’en sortirait pas facilement.

Roulant, elle ne risquait rien, mais il lui fallait livrer, refaire le plein et revenir, heureusement, à vide jusqu’en France. Elle ne s’est plus arrêtée, pour faire ses besoins ou se reposer. Elle se savait traquée. Bien qu’ayant selon son estimation, une heure d’avance sur ses poursuivants le turc et le letton, elle devrait faire les pauses obligatoires et s’arrêter au moins deux fois. Elle espérait seulement que les poursuivants iraient en d’autres directions mais cela était peu probable. Alors il lui fallait trouver une solution.

Avoir un beau camion, c’est bien. Etre une femme routière, c’est mal vu. S’attaquer à un camion c’est très mal et mérite punition … Elle devenait alors la cible de l’ensemble de la corporation voyageant dans le Nord de l’Espagne et le Sud de la France.

Elle devait livrer un entrepôt à l’entrée de Burgos dans la fin d’après-midi. Puis repartir en soirée et se trouver, normalement à contre sens de ses poursuivants. Elle ne voulait pas informer son employeur, il ne pourrait rien faire de toute façon. D’autre part, son image de marque serait entachée vis-à-vis de ses collègues de AS Transport. Elle serait alors cataloguée comme la fille qu’on peut baiser sur la route. Elle deviendrait la putain des routiers dans le Landerneau de la route. Donc motus et bouche cousue. Compter sur sa bonne étoile.

Après avoir livré, elle se rendit dans une station-service. Elle remarqua que plusieurs chauffeurs la regardaient. Comme d’habitude ! Non ! Elle sentait une menace. Heureusement, son véhicule était garé sur la piste devant les pompes à gazole et, chance, c’est la pratique en Espagne, une pompiste faisait le plein du réservoir.

Elle en a profité pour aller s’acheter quelques provisions dans la boutique. Elle s’y est acheté une cuvette large pour faire pipi dedans sans s’arrêter de conduire. Après avoir payé à la caisse, elle s’est aperçu qu’un petit rassemblement s’était fait près de son camion toujours sur la piste. Elle n’osait plus sortir.

A ce moment-là, le routier italien et le bulgare qui l’avaient baisée le matin, sont entrés dans la boutique de la station. Ayant pris l’autoroute, ils étaient dans le même timing même si elle avait été retardée par sa déposition et la visite de constatation faite à Biriatou et la livraison à Burgos. Elle avait conduit très très vite. Et puis surtout, elle conduit un camion venant de France. Un camion étranger mets trois heures à franchir le contrôle. Un camion français moins d’une heure … Vous comprenez après pourquoi la petite Laura fait des envieux, des jaloux, des justiciers. Souvent, c’est une femme qui paye la note …

Ils la dévisagèrent. Elle alla vers eux et dit :

— Ce n’est pas moi qui suis coupable de ce qu’on raconte sur la bande FM. J’y suis pour rien, j’étais sur la route après San Sébastian quand c’est arrivé. La preuve, vous étiez aussi à Biriatou pour le contrôle.

Les deux comparses ne répondirent pas, à la fois étonnés par le propos, gênés pour leur participation au viol collectif mais heureux de la retrouver car la fille les attirait encore, beaucoup. Laura leur dit :

— Les gars si vous voulez, on passe un peu de temps ensemble avant de repartir ?!

— Tu veux dire que tu as encore envie de baiser ?

— Bien oui, pas vous ?

Ils se regardèrent et sans se consulter sortirent avec Laura. Au milieu de ses deux prétendants elle allait vers son camion. Le groupe qui surveillait le camion de Laura s’est écarté. L’italien a dit :

— C’est pas elle les gars, elle était avec nous ce matin et sur la route.

— C’est des histoires inventées par des mecs du nord de l’Europe qui n’aiment pas que les filles conduisent des camions ajouta le bulgare !

— C’est notre copine conclut l’italien.

Tous trois montèrent dans la cabine du camion de Laura. Après s’être déshabillée, elle leur aspira généreusement le pénis en roulant ses lèvres sur le gland. Allant de l’un à l’autre, elle espérait bien les faire éjaculer par simple masturbation. Mais le bulgare avait été frustré de n’avoir pas sauté Laura. L’italien se sentait une petite envie de « reviens-y », il commençait à y prendre goût. Côté odeur, les deux chauffeurs étaient au maximum de leur parfum marquant la virilité …

Elle s’est retrouvée dans sa couchette à califourchon sur le bulgare alors que l’italien la sodomisait. Les deux compères allaient en elle comme des joueurs de flipper. Elle encaissait sans rien dire les coups de boutoir. Ayant jeté leur gourme en Laura dans ses deux orifices, ils remontèrent leur pantalon et retournèrent à leurs camions. Baisée par des rustres sans ménagements, elle se dit que « bof, c’est toujours ça de pris et ils m’ont dédouané vis-à-vis des autres chauffeurs ».

Alors qu’elle finissait presque de se rhabiller, deux autres routiers sont montés dans la cabine et, sur la banquette avant, devant les autres attendant leur tour devant le camion, ils ont baisé Laura, ensemble. Comme ils voulaient tous les deux mettre leur pénis dans son vagin, elle a dégusté pendant un quart d’heure. Elle n’a rien dit. Quand ils ont eu fini leur petite séance de baise tranquille, ils sont repartis vers leurs camions. Aussitôt deux autres sont montés pour baiser Laura.

Comme une professionnelle du sexe, Laura n’a rien dit. Elle s’est laissé sauter comme une chienne par tous ceux qui étaient sur la piste de la station-service. Heureusement, car elle serait encore à écarter les cuisses et à essuyer le sperme sur ses sièges et sa couchette, que la pompiste est intervenue. Moins pour dégager la piste que pour arrêter cette séance de « maison-close » pour routier, elle a fait cesser le manège sexuel. Laura a fait celle qui aimait se faire baiser par qui voulait.

Après avoir lavé son sexe, ses cuisses, effacé toutes les traces de cette triste relation, elle a aéré la cabine. Elle a pris la route en écoutant les nouvelles informations sur la bande FM des routiers. Elle n’y était plus taxée d’incendiaire de camion mais d’allumeuse. Sa réputation était faite. Le numéro de son camion circulait partout sur les ondes pour dire tout le bien qu’on pensait de ses fesses et de ses seins. Elle devenait une icône sexuelle. Elle gardait, en souvenir dans l’antre de sa cabine, cette odeur de routier malodorant.

En rentrant, elle confirma à son employeur qu’elle souhaitait prendre le nouveau 600CV qui venait d’être livré comme on lui avait proposé. Elle n’était pas fâchée de laisser ce camion trop remarqué qui avait vu tant de routiers l’y chevaucher et lui faire une réputation de femme du sexe.

Le 600CV était un camion pour convoi exceptionnel. Désormais, elle ne serait plus seule mais accompagnée par une voiture pilote lors de ses prochains voyages. Elle en était heureuse. Elle se disait, « J’aime bien baiser mais si je veux et avec qui je veux ». Elle n’aimait pas la beauté des routiers et exécrait leur virilité sur la route et sur elle.

Un nouveau chauffeur de la compagnie remplacerait Laura sur la ligne Bordeaux-Burgos. Il débutait, il était tout jeune, l’air un peu efféminé. Il partait fier avec ce camion qu’il ignorait être appelé « cabine des désirs » par tous les routiers fréquentant le Nord de l’Espagne et le sud-ouest de la France. Il était content de succéder à une femme. Cela lui semblait de bonne augure. Il notait dans l’atmosphère de la cabine une odeur féminine, mais pas que …

Sans rien lui dire, Laura augurait pour son remplaçant quelques situations fâcheuses à venir … Sur l’autoroute, Bordeaux-Burgos …

***

Face aux violences sexuelles ne détournez plus le regard, agissez !

Stop aux violences sexuelles contre les femmes

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Au sujet de l'autrice

Kalouloute Garou

Pascale est une femme de bientôt cinquante ans qui aime les femmes et veut en parler pour qu'elle soient respectées. Ses lignes sont audacieuses pour évoquer la richesse de la féminité tant sur le plan mental que sur le plan sexuel. Domiciliée dans le bordelais, mère de deux enfants, Pascale s'amuse à écrire de manière fantasque et réaliste à la fois. Elle veut faire croire qu'elle connait tout de la féminité. Elle en connait certes un bon bout, mais pas encore la totalité. Elle cherche à découvrir avec vous cette richesse que les femmes doivent sublimer pour leur plaisir et celui des autres.

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