Mia Michael : Prunes (Non censurée) publié le 27 octobre 2017

Prunes par Mia Michael ( Version non censurée )

 

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En août, je suis allée faire des photos à Bruxelles. On est vraiment en ville, mais ça n’empêche que depuis la terrasse de l'appartement où nous nous trouvions, j'ai vu le jardin de la maison d'à côté: une oasis de verdure. Un jardin plutôt sauvage, avec des murs couverts de lierre, un frêne, un marronnier, des bosquets de buis, des fougères ... Des bambous lui donnent même un aspect exotique. En contrebas de la terrasse, il y a un prunier couvert de … prunes. J'en mouillais … Je veux dire, j'en salivais rien qu'à les regarder.

 

Manifestement, personne ne se préoccupait de les cueillir, à part les oiseaux. Je suis sûre que les pigeons et les merles de ce jardin doivent avoir un petit ventre bien rond en cette saison.

J'ai dit au photographe :

— Quand on aura fini, ça ne vous dérange pas si je demande à votre voisin la permission de cueillir des prunes ?

— Non, pas du tout. Mais je te préviens, c'est un professeur de collège et il n'est pas commode.

 

Bah ! Après tout, un instituteur, c'est un homme et les hommes, je sais comment les … prendre.

À la fin de la séance de photos, je me suis rhabillée … oui … euh ... parce qu'on avait terminé par les célèbres « pose du bébé » : toute nue, couchée sur le ventre, sur une peau de mouton. Mais bon, avec une bière en main, pas un biberon.

Je me rhabille: une mini robe blanche et noire, une culotte et des tongs. Je retourne sur la terrasse. Comment entrer en contact avec le prof grincheux et ses prunes ? Et là, bing ! une idée. J'enlève ma culotte pour la jeter sur le prunier. Des prunes et une culotte de fille, ça va bien ensemble.

Après avoir pris congé du photographe, je vais chez son voisin. Je sonne, un homme dégarni, avec des lunettes sans monture, vient m'ouvrir. C'est le moment de la jouer fine, Mia.

Je prends un air angélique pour lui dire :

— Excusez-moi, M'sieur, mais ma culotte est tombée dans votre jardin.

Il me regarde, surpris. Je continue :

— C'est que ... j'ai eu un petit accident à cause du thé, alors je l'ai mise à sécher sur la terrasse et puis il y a eu un coup de vent …

Après avoir regardé ma mini, il me demande :

— Vous n'avez rien en dessous ?

Moi, je réponds en me tortillant :

— Ben non, M'sieur, et c'est gênant pour prendre le bus … Surtout qu'il y a toujours du vent.

Il soupire avant de me répondre :

— C’est bon, venez récupérer votre dessous, Mademoiselle.

Il parle vraiment comme un prof. Je sens qu'il me ferait bien écrire 100 fois « Je ne dois pas faire pipi dans ma culotte et encore moins la jeter dans le jardin des voisins. » Mais je vois bien aussi que la situation commence à lui plaire. Je lui fais mon regard de biche avec battements de cils, qui veut dire: « Si vous voulez, je serai très gentille avec vous. » Ben, quoi ? Vous auriez vu vous toutes ces prunes ! En tout cas, il a compris le message.

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